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Taxe de séjour en location saisonnière : calcul, collecte et reversement en 2026

Taxe de séjour en location saisonnière : calcul, collecte et reversement en 2026

La taxe de séjour ne se règle pas au hasard. En 2026, son montant dépend surtout de la commune, du type d’hébergement, du classement éventuel, du nombre d’adultes hébergés et du régime local choisi. (economie.gouv.fr)

Si vous louez en direct ou via une plateforme, le vrai sujet est toujours le même : savoir qui encaisse, qui déclare et à quelle date le montant doit être reversé. (impots.gouv.fr)

Taxe de séjour 2026 : le mécanisme à connaître

La commune ou l’EPCI fixe la taxe de séjour, sa période d’application et ses tarifs dans les limites nationales. Les informations tarifaires doivent être transmises à la DGFiP avant le 15 septembre de l’année précédant l’application, ce qui explique pourquoi le barème peut changer d’une commune à l’autre et d’une année à l’autre.

Régime au réel ou régime au forfait ?

Le tableau ci-dessous résume les deux régimes prévus par les textes. En pratique, le régime au réel est le plus courant dans la location saisonnière, tandis que le forfait concerne les territoires qui ont choisi de faire payer l’hébergeur indépendamment du nombre réel de voyageurs.

Régime Qui paie ? Base de calcul Déclaration / reversement Point clé
Au réel Le voyageur, en supplément du séjour Tarif de la catégorie × nombre de nuitées × nombre de personnes imposables Reversement aux dates fixées localement par la commune ou l’EPCI Le montant doit apparaître distinctement sur la facture et n’est pas soumis à la TVA
Au forfait L’hébergeur Tarif de la catégorie × capacité d’accueil × nombre de nuitées sur la période concernée Déclaration à la mairie au plus tard un mois avant le début de chaque période Un abattement compris entre 10 % et 80 % peut s’appliquer

Au réel, la taxe apparaît distinctement de la nuitée et n’est pas soumise à la TVA. Au forfait, elle dépend de la capacité d’accueil, de la durée d’ouverture et d’un abattement possible compris entre 10 % et 80 %.

Qui collecte et qui reverse la taxe de séjour ?

La règle dépend de votre mode de commercialisation. En location directe, l’hébergeur collecte. Via une plateforme, la collecte est obligatoire si le loueur est non professionnel et que la plateforme agit comme intermédiaire de paiement. Dans les autres cas, la collecte peut revenir à l’hébergeur ou à la plateforme si un mandat a été donné.

Si votre bien se situe en station, certaines démarches locales méritent aussi d’être anticipées, notamment pour la déclaration du meublé et les obligations annexes, comme dans ce guide de déclaration pour Risoul et Vars.

Quand la plateforme collecte, les opérateurs numériques préposés doivent reverser le produit deux fois par an, au plus tard le 30 juin et le 31 décembre, avec le solde éventuellement dû sur la période précédente.

À Paris et dans certaines communes d’Île-de-France, la déclaration se fait mensuellement et le paiement trimestriellement via le portail dédié. La Ville de Paris précise aussi qu’à partir du 1er juillet 2026, le reversement en ligne sera disponible pour le 2e trimestre 2026 dès validation des trois déclarations mensuelles d’avril, mai et juin.

Si vous exploitez plusieurs biens et que le sujet fiscal devient plus large que la seule taxe de séjour, le bon statut compte aussi, comme le rappelle notre article sur le passage du LMNP au LMP.

Barème 2026 : Paris comme cas concret

À Paris, une taxe additionnelle régionale de 200 % s’applique depuis 2025 à la taxe de séjour, en plus des parts municipale et départementale. Le barème 2026 publié par la DGFiP montre donc des montants déjà consolidés en total par personne majeure et par nuitée.

Montants 2026 à Paris pour un meublé touristique

Catégorie à Paris en 2026 Montant total par adulte et par nuitée Lecture rapide
Meublé classé 5 étoiles 11,70 € Tarif haut de gamme avec additions incluses
Meublé classé 4 étoiles 8,45 € Barème intermédiaire supérieur
Meublé classé 3 étoiles 5,53 € Cas fréquent en location saisonnière
Meublé classé 2 étoiles 3,25 € Tarif modéré pour hébergement classé
Meublé classé 1 étoile, village de vacances, chambre d’hôtes, auberge collective 2,60 € Tarif de base avec taxes additionnelles
Meublé non classé ou en attente de classement 5 % du coût par personne et par nuitée HT, plafond 15,93 € Le calcul suit le prix réel de la nuitée par voyageur

Concrètement, un meublé classé 3 étoiles à Paris, occupé par 2 adultes pendant 2 nuits, génère 22,12 € de taxe de séjour. Le calcul est simple : 5,53 € × 2 adultes × 2 nuits.

Autre exemple : pour un logement non classé loué 180 € la nuit à 4 adultes, le coût par personne et par nuit est de 45 €, ce qui donne 7,31 € par adulte et par nuitée, soit 87,75 € sur 3 nuits, tant que le plafond parisien n’est pas atteint.

Si vous louez en station et que vous cherchez à estimer l’impact de cette taxe dans votre rentabilité globale, notre article sur les charges à prévoir pour un appartement loué en station peut vous aider à cadrer le budget annuel.

Déclarer, collecter et reverser sans erreur

Le bon réflexe est de traiter la taxe de séjour comme une ligne à part entière, et non comme un simple supplément. Dans le régime au réel, elle doit être séparée du prix du séjour sur la facture ou le récapitulatif de réservation. Dans le régime forfaitaire, la déclaration doit partir au plus tard un mois avant le début de la période de perception.

  1. Vérifiez le régime applicable dans votre commune ou auprès de votre EPCI, car les modalités de déclaration et de paiement peuvent être mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon la collectivité.
  2. Collectez la taxe sur les voyageurs majeurs, ou laissez la plateforme la percevoir si elle agit en intermédiaire de paiement et que votre cas entre dans le champ de la collecte obligatoire.
  3. Conservez les réservations, les factures et les justificatifs de calcul, car la mairie ou le service compétent peut demander les pièces comptables nécessaires au contrôle.
  4. Reversez dans les délais locaux, car un retard peut entraîner une taxation d’office après mise en demeure et un intérêt de retard de 0,20 % par mois.

Pour une taxe forfaitaire, la déclaration doit notamment préciser la nature de l’hébergement, la période d’ouverture ou de mise en location, la capacité d’accueil, l’adresse, le montant dû et, le cas échéant, le numéro d’enregistrement.

Les plateformes participantes peuvent, depuis le 26 juin 2024, déposer une déclaration unique couvrant l’ensemble du territoire national auprès de l’administration fiscale. Cela simplifie la technique, mais ne dispense pas le propriétaire de suivre ses encaissements et de vérifier que tout est bien déclaré.

Et si votre activité locative s’inscrit dans une stratégie de rentabilité plus globale, les charges, la fiscalité et les arbitrages d’exploitation doivent être pensés ensemble, pas séparément.

Qui peut être exonéré ?

Les exonérations ne concernent que la taxe de séjour au réel. Elles visent notamment les personnes mineures, les bénéficiaires d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire, les titulaires d’un contrat de travail saisonnier employés dans la commune et certains locataires dont le loyer reste sous le seuil fixé localement.

FAQ : les questions les plus fréquentes

Comment calculer la taxe de séjour pour une location meublée saisonnière en 2026 en France ?

Au réel, vous multipliez le tarif de la commune par le nombre de nuitées et de personnes imposables. Au forfait, vous partez de la capacité d’accueil et du tarif prévu par la collectivité, avec un abattement possible entre 10 % et 80 %. Les communes et EPCI fixent leurs tarifs avant le début de la période d’application et transmettent les informations à la DGFiP avant le 15 septembre de l’année précédente.

Qui collecte et reverse la taxe de séjour pour les locations saisonnières en Île-de-France en 2026 ?

En location directe, c’est l’hébergeur qui collecte. Si vous êtes loueur non professionnel et que la plateforme est intermédiaire de paiement, la plateforme collecte obligatoirement. Les opérateurs numériques préposés reversent ensuite au plus tard le 30 juin et le 31 décembre. À Paris et dans certaines communes d’Île-de-France, la déclaration est mensuelle et le paiement trimestriel.

Comment déclarer et reverser la taxe de séjour lorsque je loue via une plateforme en 2026 ?

Via une plateforme, le plus important est de vérifier si elle agit comme collecteur ou simple intermédiaire. Depuis le 26 juin 2024, les plateformes participantes peuvent déposer une déclaration unique pour l’ensemble du territoire national, ce qui simplifie la partie administrative. En parallèle, à Paris, le reversement est trimestriel et dématérialisé via le portail dédié.

Quel est le barème de la taxe de séjour 2026 à Paris et comment s’applique-t-il à une location meublée touristique ?

À Paris, les tarifs 2026 vont de 11,70 € pour un 5 étoiles à 3,25 € pour un 2 étoiles, 5,53 € pour un 3 étoiles et 2,60 € pour un 1 étoile ou certaines catégories assimilées. Pour un meublé non classé, le calcul part de 5 % du coût par personne et par nuitée HT, avec un plafond fixé à 15,93 €.

Quelles sont les obligations des plateformes numériques concernant la taxe de séjour en 2026 ?

Les plateformes numériques doivent collecter la taxe lorsqu’elles interviennent comme intermédiaires de paiement pour des loueurs non professionnels. Elles peuvent aussi déposer une déclaration unique, et le maire ou les agents mandatés peuvent demander les pièces comptables et les copies de factures pour contrôler la collecte. En cas d’erreur ou d’oubli, les sanctions et intérêts peuvent s’appliquer.

Et maintenant ?

Si vous souhaitez déléguer la gestion d’une location saisonnière, la conciergerie en ligne d’Enjoy'n Stay peut prendre le relais à distance, tandis que la page d’accueil d’Enjoy'n Stay vous permet d’explorer leurs différentes formules d’accompagnement.

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